Chapitre 3.

 

Ding Dong !

Il était sept heures et une minute, et Sebastien se tenait juste devant la porte de sa nouvelle voisine, attendant légèrement anxieusement que cette dernière lui ouvre. Chose qui se produisit environ trente secondes plus tard.

La porte s’ouvrit sur une Julia en jean, t-shirt et chaussettes, les cheveux complètement dégoulinants d’eau. Elle ouvrit de grands yeux ronds en le voyant.

-          Il est déjà sept heures ? demanda-t-elle.

-          Sept heures deux maintenant, répondit Sebastien en regardant sa montre, amusé par la situation.

-          Merde… dit Julia. Bah euh… entre, je vais me sécher les cheveux.

Ils entrèrent alors tous les deux dans la maison. Sebastien laissa son regard errer à travers la pièce, détaillant le moindre objet. Une dizaine de cartons non déballés étaient entassés au pied de l’escalier, et juste à côté, Julia farfouillait dans un autre complètement éventré, contenant pas moins d’une quinzaine de paires de chaussures. Elle en sortit finalement une vieille paire de converses noires, complètement usées par le temps, et commença à les enfiler.

-          Tu veux boire quelque chose ? demanda-t-elle en relevant la tête, tout en continuant de lacer ses chaussures.

-          Non, ça va, j’ai déjà déjeuné, répondit-il en la regardant.

-          Bon, je reviens, dit-elle lorsque ses chaussures furent mises correctement. Euh… fais comme chez toi, de toute façon, j’en n’ai pas pour longtemps.

Et elle monta les marches quatre à quatre. Sebastien tourna la tête, observant à nouveau la pièce, puis se dirigea vers ce qui lui semblait être le salon. La pièce était sobre. Juste un canapé, une table basse, et une télévision sur un meuble en bois. Pas d’artifice sur les murs, pas de tapis au sol… Il estima que ça allait venir. Elle n’avait pas emménagé depuis longtemps…

Quelques minutes passèrent, ponctuées par le bruit du sèche-cheveux à l’étage. Sebastien s’était rendu dans la cuisine et attendait, assis sur une chaise. Il s’étonnait encore de se trouver dans une telle situation. C’était un peu inhabituel chez lui, de s’intéresser à quelqu’un qui au premier abord semblait être totalement désintéressé. Un bruit de clé tournant dans une serrure le fit sortir de ses pensées. Quelques secondes plus tard, une femme d’une quarantaine d’années entra dans la cuisine.

-          Ah… dit-elle.

-          Euh, bonjour, dit-il précipitamment, je suis juste venu chercher Julia mais elle n’était pas prête et…

-          Ah oui, comme d’habitude, répondit la femme. Tu dois être Sebastien, c’est ça ? Moi je suis Isabelle, la mère de Julia.

-          Oui, c’est ça… répondit-il, étonné que cette femme sache déjà qui il était, alors qu’il avait l’impression que Julia se foutait complètement de lui. Enchanté.

-          Tu es le voisin, c’est ça ? reprit Isabelle.

-          Oui, j’habite à deux maisons de là et…

-          Et on va être en retard, le coupa Julia en entrant dans la cuisine.

Elle finit d’enfiler sa veste, enroula son foulard autour de son cou, puis passa ses mains derrière sa nuque pour libérer ses cheveux coincés dans le morceau de tissu. Elle saisit son sac, le mit sur son épaule, et regarda Sebastien.

-          On y va ?

Puis elle alla embrasser sa mère.

-          Maman, à ce soir, dors bien.

-          Merci, bonne journée, répondit cette dernière. Amusez-vous bien !

-          Maman… soupira Julia. On va au lycée, pas à la fête foraine…

Puis les deux jeunes sortirent de la maison, alors que le soleil commençait déjà à réchauffer l’atmosphère.

-          Ta mère a l’air cool, dit Sebastien. Elle savait même déjà qui j’étais…

-          C’est normal, répondit Julia avec désinvolture. Ma mère sait à peu près tout ce qui m’arrive… Dès que je rencontre quelqu’un, je lui en parle… Ca lui fait plaisir, ça lui donne l’impression de faire totalement partie de ma vie… Et puis je sais pas, j’ai le réflexe de tout lui raconter…

-          Ah, donc ça ne voulait pas dire que tu m’aimais bien alors… dit-il en observant sa réaction.

Elle sourit, tout en continuant de regarder droit devant elle.

-          Non, ça ne voulait absolument rien dire.

Ils continuèrent à marcher pendant une dizaine de minutes, et arrivèrent à un croisement, où un jeune homme aux cheveux bruns, avec une mèche rouge devant, et un jeune petit brun avec une frange démesurée semblaient les attendre.

-          T’es en retard Strif’, lança celui à la mèche rouge. On a failli partir sans toi…

-          Oh, ça va, j’ai à peine cinq minutes de retard… En plus, Shin n’est même pas arrivé, j’vois pas où est le problème…

-          T’es con, non ? reprit le deuxième. Depuis le début de l’année, Shin commence à dix heures le mardi !

-          T’as pas les idées bien nettes ce matin… Serait-ce à cause de cette charmante demoiselle qui te tient compagnie ?

Julie se sentit rougir. Ces deux garçons étaient encore plus étranges que Sebastien, et ils la mettaient un tout petit peu mal à l’aise…

-          C’est Julia, ma voisine. Julia, je te présente Dirk et Kristian, ajouta-t-il en désignant successivement le garçon à la mèche rouge, puis l’autre

-          Allez, sois pas vexant, dit Dirk. Personne ne m’appelle plus comme ça depuis des années ! Appelle-moi Yu, ajouta-t-il en s’adressant à Julia.

Julia le regarda avec étonnement. Yu ? Comment pouvait-on se faire prénommer Yu sans se sentir ridicule ?

-          Ouais, et moi ce sera plutôt Kiro, reprit Kristian.

-          Euh… ok, répondit Julia, à moitié amusée, à moitié effrayée. Et toi, c’est quoi ton p’tit surnom ? demanda-t-elle en se tournant vers Sebastien.

Elle le vit rougir une fraction de seconde.

-          Strify, dit-il en adoptant l’accent anglophone. Bon, on va p’t’être y aller maintenant, non ? ajouta-t-il rapidement.

-          Bah on t’attendait… dit Yu.

Ils reprirent donc leur route jusqu’au lycée. Julia était très surprise. Elle se rendit vite compte qu’ils étaient en réalité très drôles, et sentit qu’elle allait vite s’attacher à eux. C’était surtout leur côté étrange qui la séduisait…

Julia ne s’en rendit pas compte, mais leur arrivée au lycée fut très remarquée. Elle l’était toujours, car cette bande de garçons était très populaire, et chacun de leur déplacement suscitait cris ou chuchotements ragoteurs. Et ce matin-là, en particulier, les discussions tournaient toutes autour du même point : qui était donc cette fille, qui parlait et riait avec eux, dès huit heures le matin ? Que faisait-elle avec eux ? Pourquoi la laissaient-ils être avec eux, alors que personne ne l’avait jamais vue ?

 

 

 

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Commentaires (3)

1. Charlotte Le 07/06/2008 à 20:44

youhou!! tu msort un peu de ma routine revision de ce week end MO-RE-TEL!
cest vrai ke sappeler Yu sa doi etre bizare ms alor si en plus cest un surnon cest encore plus bizare.
Enfin en meme tps cest cinema bizare, cest pour sa ke tu ressort tout le tps le mot "bizar" lol
bref
sinon ya une petite critike cest ke jai du mal a lire, jsai pas si cest moi ou pour les otre sa fai sa ossi, mais ton "fon decran" il fai bizare!
lol bon fallai bien ke jtrouve kkc...
jespere ke ta soiré hier cest bien passé
aller bisous

2. Juu Le 07/06/2008 à 23:46

Oui, t'as raison, le fond faisait bizarre... Mais hop là! c'est changé, juste pour toi ^^

bien contente que ça te plaise, cette petite histoire ma Cha.

3. Charlotte Le 09/06/2008 à 13:32

Oui cest beaucoup mieux merci! lol
FINI LES PARTIELS!!!!!!!
YOUHOOOUUUUUUUUUUUUUUUUU
bref, maintenant cest vacances!!!
et staprem shopping tte seule!lol
aller bisous
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Dernière mise à jour de cette page le 07/06/2008

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